Samedi 29 septembre 2007
1    Introduction   
2    Description rapide de la croissance fœtale   
3    Notion de besoins énergétiques et d’équilibre alimentaire .
3.1    Influence de l’alimentation et du poids.
3.2    Les méthodes classiques de mesures du poids
3.3    Prise de poids « théorique »
3.4    Les variations de prise de poids du bébé  et de la maman.
3.5    Besoins, apports et répartitions énergétiques   
4    Les besoins nutritionnels de la femme enceinte
4.1    Les Nutriments
4.1.1    Les protéines
4.1.1.1    Définition et propriétés
4.1.1.2    Quelles sont les sources des protéines :
4.1.2    Les glucides
4.1.2.1    Définition et rôles
4.1.2.2    Catégories
4.1.2.3    Quels aliments glucidiques pendant la grossesse :
4.1.3    Les lipides
4.1.3.1    Définition et catégories
4.1.3.2    Rôles
4.1.3.3    Apports
4.1.3.4    les acides gras omega-3
4.1.3.5    Sources alimentaires en Omega-3 :
4.1.3.6    Besoins en acides gras
4.2    Les micronutriments
4.2.1    Le Calcium, le Phosphore
4.2.1.1    Rôle et métabolisme
4.2.1.2    Assimilation
4.2.1.3    Quantité recommandée et évaluation
4.2.1.4    Les sources de calcium
4.2.1.4.1    Le lait
4.2.1.4.2    Le yaourt.
4.2.1.4.3    Les grandes familles de fromages:
4.2.1.4.4    Les eaux minérales
4.2.1.4.5    Les équivalences
4.2.2    Le Magnésium
4.2.2.1    Rôle :
4.2.2.2    Métabolisation
4.2.2.3    Besoins   
4.2.2.4    Sources   
4.2.3    Le Fer   
4.2.3.1    Rôle et métabolisation:
4.2.3.2    Besoins
4.2.3.3    Sources
4.2.4    Le Fluor
4.2.5    L’Iode
4.2.6    Le Zinc
4.2.7    Autres minéraux   
4.2.7.1    Le Sélénium
4.2.7.2    Le Cuivre
4.3    Les principales vitamines
4.3.1    Définition
4.3.2    L’acide folique   
4.3.2.1.1    Rôle
4.3.2.1.2    Apports   
4.3.2.1.3    Causes de la déficience en folates :
4.3.2.1.4    Conséquences générales d’une carence en folates :
4.3.2.1.5    Les conséquences fœtales :
4.3.2.1.6    Stockage des folates.
4.3.2.1.7    Sources alimentaires en folates :
4.3.3    La Vitamine D
4.3.4    La vitamine A
4.3.5    La vitamine C
4.3.6    Médicaments interférant avec l’absorption des micronutriments
4.4    L’hydratation
5    Répartition de la ration énergétique
5.1    Erreurs alimentaires
5.2    Enquêtes alimentaires, apports nutritionnels recommandés
5.3    Conseils pour la constitution d’un menu équilibré
5.3.1    Conseils
5.3.2    Comment composer un menu équilibré ?
5.3.2.1    Le petit déjeuner
5.3.2.2    Repas du midi et du soir
5.3.2.3    Les petits creux du matin et de l’après-midi
5.3.2.4    Les repas rapides.
5.4    Exemple d’apports journaliers recommandés:
6    Les désagréments de la grossesse
6.1    Nausées
6.2    Fringales et envies
6.3    Dégoûts alimentaires
6.4    Brûlures d'estomac et reflux gastro-oesophagien
6.5    Constipation
6.6    Les œdèmes.
7    Quelques précautions à prendre
7.1    Maladies infectieuses et parasitaires d'origine alimentaire
7.1.1    La toxoplasmose   
7.1.1.1    Incidence
7.1.1.2    Cycle de contamination de l‘animal vers l’homme.
7.1.1.3    Méthode de contamination
7.1.1.4    Conséquences fœtales, traitement, dépistage
7.1.1.5    Recommandations concernant la viande.
7.1.1.6    Recommandations concernant les légumes et les fruits.
7.1.1.7    Recommandations générales :
7.1.2    La listériose
7.2    Addiction
7.2.1    L'alcool
7.2.1.1    Données statistiques :
7.2.1.2    Dépistage
7.2.1.3    Métabolisation
7.2.1.4    Toxicité
7.2.1.5    Le syndrome d’alcoolisme fœtal
7.2.2    Le café et le thé
7.2.3    Tabac et grossesse.
7.2.3.1    Quelques chiffres.
7.2.3.2    Effets du tabagisme.
7.2.3.2.1    Effet pré-conceptionel :
7.2.3.2.2    Le tabac peut altérer le bon déroulement de la grossesse :
7.2.3.2.3    Retentissement sur le nouveau-né
7.2.4    Cannabis et grossesse
7.3    Grossesse et obésité
7.4    Grossesse et diabète
7.4.1    Quelques données
7.4.2    Diabète insulino-dépendant
7.4.3    Diabète non insulino-dépendant
7.4.4    Diabète gestationnel
7.4.5    Traitement du diabète gestationnel ?
7.5    Grossesse chez l'adolescente.
7.5.1    Quelques chiffres :
7.5.2    Aspect social
7.5.3    Conséquences médicales et conseils de prévention
7.6    Grossesse multiple
7.7    Grossesse et végétarisme ou végétalisme.
7.7.1    Caractéristiques et conséquences
7.7.2    Comment équilibrer l’apport protéique ?
7.8    Allaitement
7.8.1    L’allaitement en France et ailleurs
7.8.2    Pour comprendre la meilleure qualité du lait maternel
7.8.3    Effets de l’allaitement.
7.8.4    Apports nutritionnels
7.8.5    L’organisation des repas.
7.8.6    Le bébé nourri au sein
7.8.7    Perte de poids et allaitement
7.8.8    Allaitement et contraception
7.9    Détermination du sexe de l’enfant par l’alimentation
7.10    L’alimentation du post-partum.
7.11    Le sport pendant la grossesse.
8    Conclusion et conseils pratiques
8.1    Objectifs.
8.2    Eviter
8.3    Pour conclure :
9    Annexes
9.1    Annexe 1 :  Indice de masse corporelle :
9.2    Annexe2 : poids idéal
9.3    Annexe 3 : Enquête alimentaire
9.3.1    Dépistage des erreurs alimentaires
9.3.2    Enquête alimentaire approfondie
9.3.3    Répertoire des aliments courants
9.3.4    Poids moyens de divers aliments :
9.4    Annexe 4 : Classification des morceaux de viande selon leur richesse en graisses
9.5    Annexe 5 : Les légumineuses, les céréales et les oléagineux.
9.6    Annexe 6 : Teneur en glucides
9.6.1    Equivalences glucidiques des aliments
9.6.2    Equivalence glucidique et calorique des fruits les plus courants
9.7    Annexe 7: Teneurs en calcium d’aliments courants (mg/100 gr) (Ciqual)
9.8    Annexe 8 Teneurs en magnésium de certains aliments  (mg/100gr)
9.9    Annexe 9 : Teneurs en calcium d’eaux minérales exprimées en mg/l
9.10    Annexe 10 Le Fer
9.11    Annexe 11  Zinc
9.12    Annexe 12 : Vitamines : Rôles et origines
9.13    Annexe 13 Sources alimentaires de vitamine A
9.14    Annexe 14 Aliments intéressants pour leur apport en folates totaux (µg/100gr)
9.15    Annexe 15 Vitamine D
9.16    Annexe 16 Vitamine C
9.17    Annexe 17 : Répartition des nutriments et micronutriments selon les aliments
9.18    Annexe 18 :Questionnaire concernant les boissons alcoolisées pendant la grossesse
9.19    Annexe 19 : Test de dépendance à la nicotine (d'après Fagerström)
9.20    Annexe 20 : Récapitulatif des qualités de certains aliments.
9.21    Annexe 21 : Equivalences alimentaires
9.22    Annexe 22 :  Teneur en oméga-3 chez les poissons et les crustacés
10    LEXIQUE   
11    BIBLIOGRAPHIE

par Doc76 publié dans : Alimentation et grossesse A&G
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Vendredi 15 juin 2007

Pour chaque couple, chaque femme, la grossesse est un moment unique et irremplaçable tant sur le plan physique que psychologique.

Chaque année, 740 000 femmes débutent une grossesse et 807 000 bébés sont nés en 2005.

Les futurs parents veulent faire au mieux pour leur bébé et une alimentation équilibrée concourt à augmenter les chances de bonne santé pour le bébé ainsi que sa maman.

 

En quête de conseils alimentaires, les futures mamans s'informent au moyen des journaux et des médias qui les sensibilisent sur les bénéfices d'une alimentation saine : la campagne médiatique sur les cinq fruits et légumes par jour, l'obésité qui s'accroît de plus en plus tôt même chez les tout-petits, le diabète, le tabac et l'alcool durant la grossesse sont autant de sujets qui interpellent et parfois culpabilisent.

 

Autrefois, on se serait référé à certaines maximes comme celle que j'ai retrouvé dans un Manuel de la Santé écrite en 1853 par le Dr Raspail, médecin à Doullens :

« L'art culinaire est à l'hygiène ce que l'art pharmaceutique est à la médecine : une bonne cuisine prévient la maladie comme une bonne thérapeutique la dissipe. »

            « L'orgie tue la fin. Réglez vos repas ; dosez presque votre nourriture.

            Varier vos mets, ne mangez pas sans appétit.

            Reposez-vous une demi-heure après chaque repas et livrez-vous ensuite à un exercice corporel. »

 

À présent la diversité des aliments en toute saison, les différents modes alimentaires ainsi que l'afflux de conseils dispensés par les médias ne clarifient pas plus les idées à tel point que de plus de plus de personnes enfants compris sont en surpoids ou obèses.

Si l’alimentation n’est pas toujours équilibrée et si une forte prise de poids est à redouter durant la grossesse, il faut se souvenir de cette maxime :

Manger deux fois mieux et nous pour deux.

 

Concevoir un bébé amène à se poser des questions. En voici quelques-unes souvent citées :

-          Est-ce que l'alimentation est si importante que cela pour la santé du bébé ?

-          Quel est le poids correct et quel poids peut-on prendre pendant la grossesse ?

-          Comment se forme un bébé ?

-          Quels aliments faut-il privilégier ? La viande ou le poisson ? Où trouver des protéines si on est végétarienne ?

-          Combien faut-il prendre calcium par jour ? Et de fer ?

-          Quels sont les aliments qui contiennent du calcium en dehors du lait ? Les yaourts maigres ont-ils moins de calcium que les autres ?

-          Quel est l'importance des vitamines ?

-          Faut-il toujours manger à des heures régulières ? est-ce grave de sauter un repas ?

-          L’allaitement est-il si bénéfique pour le bébé ?

-          Comment retrouver sa ligne après l’accouchement ?

 

Trouver les réponses n'est pas toujours si facile.

 J’ai conçu ce livre pour, apporter des réponses aux principales questions fréquemment posées, évaluer et adapter l’alimentation avant et pendant la grossesse.

 

 Il s’adresse également à toutes celles qui ont un mode de vie ou alimentaire particulier :

-          alimentation restreinte soit par goût, par nécessité économique,

-          régime justifié ou abusif,

-          climat peu ensoleillé exposant à une carence en vitamine D,

-          présence d’une maladie ou anomalie demandant une supplémentation des apports : malabsorption, certaines pathologies hématologiques (anémie hémolytique chronique), insuffisance rénale chronique ou épilepsie traitée.

 

Cet ouvrage  permettra aussi de :

-          S’entourer de quelques précautions afin de ne pas contracter certaines maladies nuisibles au développement fœtal.

-          Comprendre l’intérêt de stopper tout apport en alcool et autres toxiques.

-          Savoir quelle activité physique peut être pratiquée durant la grossesse.

 

Ce livre est volontairement détaillé. Des fiches pratiques permettent de rapidement mettre les conseils en application. Une lecture plus détaillé de chaque chapitre et ses annexes permet d’approfondir les connaissances et affiner l’équilibre alimentaire.

 

Certains termes complexes marqués d’un astérisque font l’objet d’une explication dans un lexique situé à la fin de ce livre.

 

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Lundi 11 juin 2007

L’alimentation et le poids sont-ils si importants pour la croissance du bébé et sa santé ultérieure mais aussi pour la santé de la maman ? En lisant la suite, vous serez convaincue du bien-fondé d’une alimentation équilibrée.

 Tout d’abord une constatation sur le poids en général.

Certaines femmes quelque soit le mode alimentaire restent minces avant, pendant et après la grossesse. Souhaitons que cela persiste.

Pour les autres, une immense majorité, ce n’est pas le cas. Bien que soucieuse de leur ligne et attentive à leurs apports alimentaires, le mode de vie actuel impose parfois des écarts. Reproduits, ceux-ci déséquilibrent l’alimentation et favorisent la prise de poids.

 C’est ce qu’a montré l’enquête Obepi réalisé conjointement par l’INSERM et l’Institut Roche de l’Obésité. Evaluant en France, tous les trois ans, l’évolution de l’obésité et du surpoids, les résultats sont sans équivoque et alarmants.

-          Les français ont pris, en moyenne, 1,7 kg en cinq ans et 30 % sont en surpoids.

-          La proportion des personnes en surpoids ou obèses a progressé entre 1997 et 2003 de 36,7% à 41,6%.

-          Le nombre de personnes obèses est passée de 6 à 13 % entre 1980 et 2006. Cette progression s’est infléchit entre 2003 et 2006 : + 9,7 % contre 17 % entre 2000 et 2003. A un âge donné, les jeunes générations ont un indice de masse corporelle supérieur de 5 à 10 % à celui de leurs aînés.

-          Les femmes sont plus fréquemment obèses entre 15 et 45 ans. L’augmentation du nombres de femmes obèses est de 64 % en neuf ans contre 40 % chez les hommes.

-          La mesure du tour de taille, moyen simple d’évaluer le degré d’obésité abdominale, a augmenté de 2,6 cm en 6 ans.

-          Un des facteurs comme l’hypertension artérielle, l’excès de cholestérol ou le diabète est présent chez 42,5 % des personnes obèses ou en surpoids et seulement chez 18,5 % des personnes ayant un poids normal. L’obésité accroît le risque de stérilité.

Cette progression de l’obésité, avec tout le florilège de complications que cela entraîne, risque d’altérer la qualité de vie et l’espérance de vie des personnes en surpoids et encore plus pour les personnes obèses.

 

Les répercussions du surpoids et de l’obésité sur plusieurs grossesses  sont mis en évidence par le travail rapporté dans le très sérieux journal médical « The Lancet » en Septembre 2006. Les auteurs de cette étude ont surveillé 150 000 Suédoises durant leur première grossesse. L’âge moyen était compris entre 25 et 29 ans avec un IMC entre 18,5 et 24,9 unités soit un poids oscillant entre 50,3 et 67,7 kg avant le début de la grossesse.

Des problèmes de santé sont survenus durant cette première grossesse: 1,14 % d’hypertensions, 4 % de prééclampsies*, 0,6 % de diabète gestationnel ( c’est à dire limité à la période de grossesse), 14,6 % de césarienne, 3,15 % de retard de croissance, 1,88 % de macrosomie* et 0,44 % de fausses couches.

Entre les deux grossesses, l’indice de masse corporelle des femmes avait augmenté en moyenne de 0,7 unité soit 1,9 kg pour 1,65 m.

Les femmes, dont l’IMC  s’est majoré de 3 unités en moyennes entre les deux grossesses, ont des risques de complications nettement augmentés durant la seconde grossesse :

-          Hypertension              + 76 %

-          Prééclampsie              + 78 %

-          Diabète                       + 109 %

-          Césarienne                  + 32 %

-          Macrosomie*              + 87 %

-          Fausse couche            + 63 %

 

Ces complications apparaissent déjà, mais de façon moins importante si la majoration de l’IMC est comprise entre 0 et 3 unités. Autrement dit prendre 3 kg entre les deux grossesses majore le risque de diabète gestationnel de 30 % et de 200 % si l’on devient obèse. Perdre les kilos en trop annule les risque de complications.

Attention, cela ne veut pas dire qu’une femme dont l’IMC aura augmenté entre les deux grossesses subira obligatoirement l’une ou l’autre de ces complications ; il s’agit seulement d’un risque.

 

La prise de poids augmente les risques de complications durant la grossesse mais aussi à plus long terme, car on sait qu’une femme qui a présenté un diabète gestationnel a plus de risque de développer ultérieurement un diabète qui sera définitif.

Retrouver son poids habituel et normaliser son IMC est un objectif à se fixer avant d’envisager la grossesse suivante.

 

Quelles peuvent être les conséquences des variations importantes du poids pendant la grossesse sur le devenir de l’enfant ?

Des divers travaux de recherche qui se poursuivent, quelques notions essentielles peuvent être dégagées. Elles permettent à la future maman de comprendre l’importance de l’équilibre alimentaire afin de contrôler le prise de poids.

Le début de la grossesse s’accompagne d’une augmentation de la sécrétion d’insuline* et d’une sensibilité du tissu adipeux à cette insuline. Cela a pour effet obligatoire d’augmenter la fabrication de bons acides gras stockés dans le tissu gras maternel sous une forme qui sera utile pour le développement du fœtus. Cette augmentation du tissu adipeux en début de grossesse est normal et souhaitable.

Lors de la seconde partie de la grossesse, ce tissu gras maternel résiste à l’inuline. Le stockage des graisses s’arrête et celles-ci sont réutilisées pour assurer la croissance fœtale.

 

D’autre part, le tissu gras sécrète des substances dont la leptine adipocytaire qui semble intervenir très tôt dans la mise en place des circuits de neurones au niveau de l’hypothalamus et permet le contrôle des apports alimentaires et de la balance énergétique. Une alimentation trop calorique et riche en lipides perturberait le fonctionnement de l’hypothalamus ainsi que d’autres régions cérébrales qui interviennent pour calmer la faim, la production de sucre par le foie et son contrôle par la pancréas.

On risque ainsi de fabriquer un enfant qui ne saura pas s’arrêter de manger avant d’avoir absorber un volume alimentaire trop important.

 
C’est, grâce à ces recherches, que l’on commence à comprendre que l’alimentation, trop riche ou trop restrictive, pendant les premiers temps de la grossesse perturbe le métabolisme du fœtus, influe sur sa santé ultérieure et pourrait expliquer en partie cette épidémie d’obésité qui débute de plus en plus tôt .

 
Il y a donc un rapport très net entre la prise de poids durant la grossesse, surtout lors du troisième trimestre, le poids de naissance de l’enfant puis son poids à l’âge adulte.

 
Celui qui séjourne neuf mois dans votre ventre passant du stade de cellule à celui d’embryon puis de fœtus ne cesse d’absorber les aliments consommés sous forme de lipides, glucides et protides ainsi que divers oligo-éléments et minéraux indispensables. Il en de même si la consommation d’alcool, de tabac, de médicaments ou de drogues persiste pendant la grossesse.

 
Chaque mode de vie d’une femme comme son mode alimentaire bon ou mauvais conditionnent le devenir de son enfant.

Toute l’adaptation alimentaire dépend du poids précédent la grossesse. Il est utile de le mesurer.

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Lundi 11 juin 2007
Cette description très succincte de la formation de l’embryon puis du fœtus est succinte mais essentielle pour comprendre que tout va vite. Les premiers temps de la formation du bébé sont impossibles à visualiser à l’échographie. Il est émouvant de voir qu’en huit semaines seulement, le développement du bébé sera accompli en partie grâce au bon équilibre alimentaire qui lui sera apporté.

Les besoins nutritifs varient en fonction des différentes phases du développement :

Les premiers temps de vie de l’embryon sont une courte période, durant laquelle toutes les cellules et structures de l’embryon se mettent en place et migrent rapidement vers le lieu qui leur est défini. Il faut peu de choses pour perturber la maturation de l’embryon.
Quelques heures après la fusion de l’ovule avec le spermatozoïde survient la première division cellulaire. Ces divisions se succéderont toutes les 12 à 15 heures pour aboutir au stade appelé morula (morula signifiant « mûre » en latin) puis à la formation d’un ensemble de cellules formant le blastocyste. 

Après le cinquième jour, le blastocyste, érode la membrane pellucide. Il s’en échappe par des contractions. c’est la période du hatching. Visualisez cette étonnante vidéo, si vous possédez une ligne internet à haut débit en retapant le lien ci-dessous dans la barre d’adresse de votre navigateur :

 

 

http://www.embryology.ch/francais/evorimplantation/popupvorimplant/video/videohatching.html

 

 Libéré par lui-même, l’œuf s’implante dans l’utérus. Les premiers échanges chimiques avec la maman créent une tolérance immunitaire. Cela évite le rejet du blastocyste et autorise la poursuite de la grossesse.

Tout va très vite, après douze jours de multiplication, on dénombre déjà deux mille cellules.

Une semaine de retard de règles, les tests sont positifs et vous êtes enceinte. C’est un monde nouveau qui s’ouvre à vous.

Mais l’embryon, lui, a déjà trois semaines. Il mesure deux millimètres, est formé de trois couches de tissus soudées par le milieu et ouvertes à chaque extrémité.

 

Une première couche, l’ectoderme, donnera les tissus nerveux, les cheveux et la peau.

Une seconde, le mésoderme, participera à la formation des tissus conjonctifs, du squelette, des muscles ainsi que les ovaires, les testicules, les reins et tout le système vasculaire (cœur et vaisseaux ainsi que les globules rouges).

Enfin du troisième feuillet, l’entoderme, seront issus le tube digestif, les poumons, le pancréas, le foie et les voies urinaires.

Cette troisième semaine, appelée gastrulation, est cruciale car chacune des cellules contenues dans les couches décrites ci-dessus interagit avec les autres pour entraîner la formation des diverses structures de l’organisme.

C’est seulement à cette période que la connexion entre les vaisseaux du placenta et ceux de l’utérus est complète.

Lors de la quatrième semaine, apparaît le tube neural qui évoluera pour former la moelle épinière et le cerveau.

A cinq semaines l’embryon grandit d’un millimètre par jour avec une tête et un cœur très gros. Les membres, le nez et la bouche sont seulement ébauchés.

A six semaines, il ne mesure que quinze millimètres; le cœur, qui se contracte depuis le vingt-deuxième jour, est à présent formé de ses quatre cavités et le sang circule. La cage thoracique se forme et la moelle épinière apparaît.

Sept semaines : les bourgeons de la face se soudent pour former le nez, la mâchoire supérieure et inférieure.

A huit semaines l’embryon, que l’on appelle un fœtus après le second mois, mesure presque quatre centimètres, ne pèse que treize grammes et tous ses organes sont formés.

L’évolution se poursuit avec les premières ébauches de connexion nerveuses entre les neurones. Le rythme de fabrication est époustouflant : cent mille neurones apparaissent chaque minute pour aboutir à cent milliards avant la naissance.

Ensuite, au cours du 4eme mois, ce fœtus s’allonge tout en gardant encore une volumineuse tête qui représente le tiers de la taille du corps ; le sexe se différencie, le visage se forme, les cheveux poussent, la main peut déjà attraper et le pied donner de légers coups car les muscles développés sont rapidement fonctionnels.

 
Les mouvements du bébé sont perçus par la maman vers la fin du quatrième mois alors que le fœtus bouge depuis la septième semaine. Ces mouvements, réflexes au début, deviennent  conscients, cordonnés, nécessaires à la croissance des muscles et à l’édification de la charpente osseuse. Devenu plus gros, le fœtus bouge plus difficilement lors des derniers temps de la grossesse.

 
Pendant les deux derniers mois de la grossesse, le fœtus s’entoure d’une couche de graisse sous cutanée. Il perçoit la lumière, les sons dès le cinquième mois et ressent des émotions vers le sixième mois.

Il déglutit le liquide amniotique, avec parfois un hoquet, entraînant ainsi son tube digestif.

 

Voilà rapidement tracé les grandes lignes de la croissance de votre bébé. Le résultat sera remarquable sans nul doute et si bien symbolisé par le dessin que me remit un enfant lors d’une consultation.

Les grandes étapes sont résumées dans le tableau ci dessous :

 

3 mois avant la conception

1er-3ème mois de la grossesse

4ème-6ème mois de la grossesse

7ème-9ème mois de la grossesse

Le mois après la naissance

La formation du bébé

 

Apparition du cœur, des membranes cérébrales, du système nerveux, des membres et des organes.

A 2 mois, l'embryon est un fœtus de 30mm et 11 g.

Développement du squelette et des dents de lait, des cellules du cerveau, des muscles et des organes.

A 6 mois, le bébé fait 31 cm, pèse l kg (fixation maximale de calcium)

Perfectionnement des fonctions. Éveil des sens. Finition du système nerveux, de l'ossification, des poumons. Prise de poids.
Le bébé grossit de 250 g par semaine (grande demande d'énergie).

Le bébé grossit de 180g à 250g par semaine.

Les transformations chez la mère

Mise à niveau des réserves en fer et en acides gras essentiels.

Apports au bébé, protection contre les agressions extérieures. Stockage de réserves, préparation du corps à l'accouchement, puis à l'allaitement. Croissance des tissus : fœtus, utérus, placenta et extension du volume placentaire, seins...

Production de 700-­800 ml de lait par jour, à 330 mg de calcium par litre.


Réf: Ma grossesse, mon enfant, Ed. OdileJacob, 1994

 

Cette courte description de l’évolution de l’embryon et du fœtus permet de comprendre que si la grossesse dure en effet neuf mois, les premiers temps de celle-ci sont surtout consacrés à la mise en place de tous les organes.

Et ce n’est pas le faible poids de l’embryon qui doit faire penser que l’alimentation ne joue aucun rôle. Ce serait plutôt l’inverse. Durant cette première période, une mauvaise alimentation a plus de conséquences néfastes que si elle survient pendant la seconde période de grossesse.

En effet, la vitesse de multiplication cellulaire et le bon fonctionnement des cellules fœtales dépendent en partie d’un apport en acide folique conséquent. La formation du cerveau nécessite un apport en acides gras essentiels, celles des globules rouges d’un apport en fer, de calcium pour les os bien sur, etc..

D’autre part, la constitution de réserves adipeuses par la maman se révèle indispensable à la bonne alimentation et donc la croissance du fœtus dans la seconde partie de grossesse.

L’embryon puis le fœtus a des besoins énergétiques précis pour grandir. Cela nécessite que les  apports alimentaires soient adaptés en fonction du poids de départ. Quelle est l’importance du poids ?

 

 

 

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